L’été difficile du camion des Balkans

camion des Balkans

La période est rude pour Alex Markoski. Auto-entrepreneur, il décide de se lancer dans la restauration rapide en octobre 2010. Acquisition d’un camion, des équipements de cuisine et demande d’emplacement rythment le lancement de son Camion des Balkans.Rapidement, Alex Markoski se heurte au milieu très réglementé des octrois de places sur le domaine public. Et à la réticence des commerçants locaux, « qui voient d’un mauvais oeil la concurrence d’un restaurateur ambulant ».De la zone de la Guerche, où une entreprise lui prête une place, le camion des Balkans parvient à s’installer à l’Océan, devant le garage d’un ami.

Ce dernier renvoie Alex Markoski rapidement, « après avoir subi la pression des voisins ».

Premier frein.Le jeune auto-entrepreneur ne se démonte pas. Dans la zone commerciale de la Guerche, l’entreprise voisine lui amène un peu de clientèle. Le midi, en semaine. Mais l’été arrive, la zone est désertée. Ses produits frais dépérissent. « Zéro euro de chiffre d’affaires cette semaine ! s’exclame le restaurateur.

J’ai besoin de plus de visibilité. Tout ce que je demande, c’est de pouvoir m’installer le soir sur un parking plus exposé, le week-end en hiver. Et l’été, être présent sur les manifestations. » Problème : du front de mer aux marchés nocturnes en passant par le centre-ville, aucun ambulant n’est autorisé. Deuxième frein….