Frédéric tâche de sauver sa propre affaire de nettoyage bio : Eco-Cleaning

Eco-Cleaning

Le décapage, Frédéric, ça le connaît. À 43 ans, il en à déjà passé vingt-cinq « dans le nettoyage en tous genres. Usines métallurgique ou de cellulose en Belgique, Lorraine, Luxembourg, fonderie à Pont-à-Mousson, aspiration de cuves d’huile, laboratoire de fabrication de cosmétiques, la vitrerie… » …Il en passe et des meilleures dans le décrassage, le tri en déchetterie, mais aussi le déblaiement ou même la démolition. Rien ne lui résiste, sauf un patron. Non que les relations soient conflictuelles mais l’idée de monter sa propre entreprise titille ce pro du ménage….

« J’ai tout fait moi-même : lettre, affichettes, flyers. J’en ai distribué à Lens, Hénin-Beaumont, Lille, Arras. En fait, j’ai sillonné toute la région. » Frédéric s’investit entièrement, moralement et matériellement avec, notamment, l’achat d’un utilitaire. Mais ça ne suffit pas.

Les clients manquent. « Depuis mai, j’ai un seul client régulier, un professionnel. Je nettoie ses locaux une fois par semaine et ses véhicules une fois par trimestre. Mais je n’ai quasiment rien eu en juillet et en août. Après, ça dépend des semaines. Mais je n’ai pas de clients tous les jours.J’ai descendu puis réaugmenté mes prix mais ça ne va toujours pas. Et puis, je ne peux pas descendre en dessous d’un certain seuil. » Pour subvenir à ses besoins, cet été, Frédéric a travaillé en intérim. « J’ai créé une entreprise individuelle mais, si j’avais su, j’aurais pris le statut d’auto-entrepreneur : on paie des charges en fonction de ce que l’on gagne alors que là… »