Et si, pour la Saint-Valentin, on s’offrait des plaisirs coquins ?

s'offrait des plaisirs coquins

Dans quelques jours, c’est la Saint-Valentin. À l’approche de la fête des amoureux, Jessica Questroy confie noircir les pages de son agenda. «  J’ai des rendez-vous pratiquement pour les quinze prochains jours », sourit l’Erquinghemmoise. Même satisfaction du côté de la Cominoise Min’Ouche qui n’en finit plus de répondre au téléphone. La première vient de créer son entreprise et la seconde exerce depuis un an et demi. Toutes les deux dans le même secteur : le conseil et la vente de produits érotiques. Et, visiblement, ça marche !

Toujours est-il qu’aujourd’hui, 20 % des Français auraient un sex toy à la maison et le marché aurait généré plus de 27 000 emplois en 2009. Pourtant, il existe encore beaucoup de tabous autour de ce négoce et la plupart des clients préfèrent acheter ces objets coquins en toute discrétion, sur la Toile ou lors de ventes à domicile.

Un créneau que Jessica l’Erquinghemmoise et Min’Ouche la Cominoise ont choisi d’exploiter.

« J’aime bien dire que je suis une fille de bistrot, sourit Min’Ouche. Je suis née derrière un bar et j’y ai grandi. Du coup, j’ai toujours eu une passion pour l’animation et la chanson. » Et la jeune femme, 35 ans aujourd’hui, d’expliquer avoir eu la chance de trouver un job où exercer ses talents dans une agence de communication.

« Quand je me suis mariée, j’ai arrêté de travailler et j’ai suivi mon mari dans les Ardennes où je me suis occupée de mes enfants. » De retour à Comines (B), Mandy reprend le boulot, en tant que salariée chez Electrabel, le GDF belge.

« Et là, franchement, ça a été la déprime ! C’était trop calme. » La Cominoise se met alors en quête d’une autre activité, un job lui permettant à la fois d’être indépendante et de pouvoir s’occuper de ses enfants.

Vente de Tupperware ®, de lingerie… « Je ne pensais pas trop aux sex toys. C’est mon mari qui, après avoir vu une émission, l’a suggéré. »Jessica, 31 ans, a un parcours sensiblement similaire : mariée, mère d’une petite fille, elle travaillait dans un studio photo avant d’être licenciée économique. « J’ai ensuite travaillé deux ans dans un love shop à Lille…

Puis j’ai eu envie de vendre mes propres produits. »L’Erquinghemmoise, une fois son projet ficelé, s’est donc rapprochée de la chambre de commerce, a endossé le statut d’auto-entrepreneur et mis Confidences sensuelles sur les rails.