David Gloriant, photographe, tire ses images

tomber dans les clichés

À 23 ans, alors qu’il étudie le droit à Lille, il rencontre le photographe Carl Cordonnier et vend sa première photo, lors d’une exposition collective. Ça lui met le pied à l’étrier. David Gloriant prend des cours, bourlingue un peu, pour se forger un oeil avant de s’installer comme photographe en auto-entrepreneur, il y a deux ans. Il a un site, mais pas de boutique. Survit, mais rêve toujours.Il a toujours un boîtier sur lui. Est capable de s’arrêter pour un cliché, scène insolite ou anodine, un reflet de vie. Ado il le faisait déjà. Un oeil dans le viseur de l’appareil piqué à ses parents pour « figer les choses, la mémoire. C’est mon côté un peu nostalgique », reconnaît David Gloriant. À l’atelier photo de la fac de droit de Lille, en 1996, où il étudie pour devenir gendarme

– il sera réformé -, David Gloriant rencontre le photographe de Dailylife, Carl Cordonnier, et vend sa première photo lors d’une exposition collective. « Ça a été le révélateur. » L’étudiant suit les cours des ateliers d’images et d’arts plastiques de Wazemmes, « de fil en aiguille, ça s’est enchaîné, j’ai travaillé dans un magasin, pour Nord Éclair. Comme on dit, ce qui doit être, est ».