07/2011 Patrons français : nouveaux pauvres ?

nouveaux pauvres

lecercle.lesechos.frAlors que le grand et indécent déballage sur les rémunérations de ces dirigeants salariés que l’on persiste à appeler « patrons » continue à coup d’annonces sur des salaires qui ressemblent à des gros lots de loterie, ils sont près de 2,2 millions à travailler dur et sans filet pour maintenir à flot leur entreprise. …Ils ont un revenu moyen de 2.158,33 euros net par mois (chiffres Insee), pour un minimum de 60 heures de travail par semaine, ce qui place leur salaire horaire largement sous la barre du SMIC. De plus, et dans de très nombreux cas, le conjoint participe à l’activité sans statut social, ni salaire. …Endettés ou « bénéficiant » d’un découvert, ils ont donné des cautions personnelles et risquent de voir, à tout moment, la banque leur confisquer leur maison, leur outil de travail ou de se retrouver endettés à vie.Le risque, eux, ils connaissent !Ceux-là ne font pas la une des journaux, ils ne s’expriment pas à la télévision ou à la radio.

Les organisations patronales sensées les représenter les ignorent. …Le succès du statut de l’auto entrepreneur, dont on pourrait à juste titre se réjouir, fait qu’ils seront de plus en plus nombreux à travailler dur avec la précarité et le risque maximum, c’est-à-dire pénal, pour seule récompense.Et pourtant, ce sont eux qui font tourner la « machine France »  …